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Festival Kongo River

Termes De Reference

Porté initialement par la ville-province de Kinshasa, le festival de sensibilisation aux enjeux touristiques, économiques et environnementaux du « trésor bleu »

L’eau est l’une des richesses naturelles les plus précieuses. Elle exerce une énorme influence sur l’économie d’une nation et du bon usage de l’eau dépendent plusieurs aspects du développement. L’eau étant un élément clé tant pour la préservation de l’environnement que pour le développement économique, sa gestion doit s’inscrire dans une démarche intégrée et durable alliant à l’occupation des sols, à l’approvisionnement en eau pour tous les usages et à la gestion des déchets. Si l’on tient bien compte de toutes les utilisations parallèles de l’eau dans la nature et la société, ainsi que des liens évidents qui unissent terres en amont, utilisation de l’eau et possibilités en aval, on conçoit aisément que le bassin versant ou fluvial constitue l’unité d’une telle intégration.

La République démocratique du Congo est le pays d’Afrique qui possède les ressources hydrologiques les plus importantes. . En effet, les eaux de surface qu’elle possède représentent environ 52 pour cent des réserves en eau de surface de l’Afrique, tandis que les réserves du pays représentent 23 pour cent des ressources hydriques renouvelables du continent. Les précipitations, d’une moyenne annuelle d’environ 6 000 milliards m3, sont régulières et abondantes (moyenne de 1 545 mm/an) mais varient géographiquement et en fonction des saisons (de 800 mm à 1 800 mm). Le pays jouit également d’une autonomie considérable en eau, avec 70 pour cent (900 m3 /an) de ses ressources actuelles en eau renouvelable (estimées à 1 283 km3/an) provenant des précipitations sur le territoire national. Les ressources abondantes en eau sont intrinsèquement liées à ses vastes forêts, qui s’étendent sur plus de 137 millions d’Ha (soit 60% du territoire). Selon les données de l’évaluation des ressources forestières mondiales 2020 publié par la FAO, on se rend compte du potentiel énorme qu’a la RDC qui contraste avec les différents défis relatifs au secteur de l’eau.

Avec un potentiel de cette envergure, ne pas se pencher sur des concepts nouveaux comme l’économie bleue, qui propose une nouvelle vision de l’exploitation des océans, des lacs et des fleuves avec l’idée d’une « utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles, renouvelables et non renouvelables », apparait comme un gaspillage de nos ressources. Notons que les secteurs concernés par l’économie bleue vont de la pêche au tourisme, en passant par les transports, les ports ou encore, l’extraction minière en eaux profondes. Se pencher sur ce nouveau concept et l’appliquer de manière rationnelle à la RDC offre une opportunité de diversification de l’économie nationale et contribuerait significativement à réaliser avec succès les objectifs de développement durable fixés par l’agenda 2030 des Nations Unies, notamment l’ODD 6 consistant à « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau » et son impact sur les autres ODD (1, 2, 3, 5, 7, 9, 12 et 14) .

En outre, il convient de rappeler la puissance du fleuve Congo qui peut fournir de l’énergie hydroélectrique en très grande quantité et permettre d’alimenter toute l’Afrique Centrale en électricité. Le potentiel national hydroélectrique est de 100 000 MW dont 10 000 MW propices aux micro, pico et mini-hydroélectricités répartis sur 780 sites situés dans les 145 territoires de la RDC (source : Atlas des Energies renouvelable de la RDC, PNUD, 2015). Quand on sait le rôle critique et transversal de l’énergie dans le développement d’une nation, nul n’est besoin de rappeler combien il y a du travail, et combien il faut s’activer afin de ne pas rester victime du contraste existant entre le niveau de bien être des peuples du Congo et le potentiel du pays. Il faudra donc pallier le déficit énergétique dont est victime le pays afin de lui permettre de décoller.

Un autre élément important est l’impact des activités humaines sur la qualité des eaux de surface. Au niveau macro, la qualité des eaux intérieures de la RDC peut être considérée comme relativement bonne. De grandes bandes de territoire sont isolées et inaccessibles et par conséquent, la qualité de l’eau n’y a pas été détériorée significativement par des activités humaines. En outre, du fait de la faible activité industrielle en constante diminution et de l’utilisation minime de moyens agrochimiques dans la production agricole, les rejets d’effluents industriels et de produits chimiques synthétiques dans l’environnement sont limités. Enfin, le niveau élevé des précipitations et la densité du réseau hydrologique du pays contribuent à la dilution de la plupart des polluants.

Alors que la pollution de l’eau est principalement d’origine biologique et se concentre, la plupart du temps, à certains points dans les villes situés sur les berges, elle a néanmoins des conséquences sanitaires importantes sur l’ensemble de la population urbaine. Il suffit de regarder les différentes rivières de la ville de Kinshasa pour comprendre combien le mal est profond. Et comme les cours d’eau sont liés entre eux, au fur et à mesure que les rivières seront chargées en déchets de tout genre, le fleuve Congo, comme un réceptacle subira le même sort.

En effet, en l’absence d’un mécanisme national de contrôle de la qualité de l’eau, il est difficile d’évaluer empiriquement la nature et l’ampleur de la pollution des eaux en RDC. Il n’existe aucune station de surveillance fonctionnelle qui permettrait d’extrapoler des données pour se faire une idée générale de l’état et des tendances de la qualité de l’eau. Les études sur la qualité de l’eau, souterraine et de surface, sont pour la plupart entreprises de façon ponctuelle et conduites dans le cadre de projets de recherche universitaires. La responsabilité de cette situation est partagée entre le gouvernement, le secteur privé, les ménages et la société civile. Tous ces acteurs doivent se rendre compte de ce qui se dessine afin d’agir efficacement.

C’est sur base de tous ces éléments, que l’unité New Concept MANAGEMENT en partenariat avec le Ministère Provincial de la Décentralisation, Tourisme et Aménagement de la ville de Kinshasa organise en prélude du festival Kongo River, la conférence scientifique intitulée : Economie bleue et dépollution des eaux du fleuve Congo.

M. Fernand Mbuyi
Ingénieur En Systémique Spécialiste Biodiversité

L’objectif de cette conférence est de sensibiliser les décideurs, la société civile, le secteur privé national, les communautés congolaises et certains partenaires de la RDC, sur le potentiel socioéconomique du fleuve Congo et susciter un engagement pour la mise sur pied d’un mécanisme de surveillance et de contrôle de la qualité des eaux de la RDC en commençant par celles des rivières de Kinshasa.

Il est envisagé que le mécanisme à mettre en place permette de :

  • Alimenter des processus d’apprentissage, de communication et de plaidoyer ;
  • Aider à la décision, au niveau stratégique et opérationnel ;
  • Rendre compte aux acteurs impliqués dans le projet ;
  • Sensibiliser les communautés de Kinshasa sur la pollution des eaux de surface de la ville en vue de leur changement de comportement
  • Renforcer les compétences des acteurs clés.

Les objectifs spécifiques poursuivis seront :

  • Mettre en exergue le potentiel touristique qu’offre le fleuve Congo par le biais de quelques capsules vidéo afin de solliciter l’implication de l’Etat pour la mise en place d’un cadre habilitant pour l’entrepreneuriat dans ce secteur ;
  • Susciter l’intérêt des entrepreneurs à exploiter le potentiel touristique qu’offre le fleuve et ses rives ;
  • Sensibiliser les différentes couches de la société congolaise sur les impacts des pratiques telles que les Minduki et déchargement des camions de boue de vidange, ainsi que leurs effets boomerang ;
  • Obtenir de la part des dirigeants de la ville de Kinshasa un engagement pour la cure des rivières et la construction de quelques stations de traitement d’eau, première étape d’une action à l’échelle nationale ;
  • Créer une synergie entre Scientifiques et le monde de la presse sur la vulgarisation de messages clé relatifs à la lutte contre la pollution des eaux ;
  • Formuler des recommandations pertinentes afin de permettre aux différents secteurs pris en compte de se développer.
Soraya AZIZ
Représentante De l’ANSER
Mr. Tosi Mpanu Mpanu
Ambassadeur Climat De La RDC

A l’issue de cette conférence, les résultats suivants seront atteints :

  • L’Etat congolais est sensibilisé sur l’importance du potentiel socio-économique du fleuve Congo et la nécessité de mettre en place un cadre habilitant pour son exploitation durable ;
  • Les entrepreneurs saisissent l’intérêt d’investir dans le secteur touristique par l’exploitation du fleuve Congo et ses rivières ;
  • Les participants sont sensibilisés sur l’importance des eaux du fleuve Congo et sur la nécessité de bannir les gestes non écoresponsables à impact rétroactif négatif ;
  • Les dirigeants de la ville de Kinshasa s’engagent à curer les rivières de la ville et construire quelques stations de traitement d’eau;
  • Les scientifiques et le monde de la presse sont mis en relation pour collaborer pour la vulgarisation de messages clé relatifs à la lutte contre la pollution des eaux ;
  • Les scientifiques et le monde de la presse sont mis en relation pour collaborer pour la vulgarisation de messages clé relatifs à la lutte contre la pollution des eaux ;

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Edition Zéro du festival Kongo River

Tout est parti par cette grande rencontre. L’Edition zéro était l’élément déclencheur de la matérialisation…

Préparation De La Première Édition

Juste après l’édition zéro et la conférence de presse du Festival Kongo River, une équipe…

Première édition du Festival

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